AMELIORATION DURABLE DE LA PRODUCTIVITE DU LAIT LOCAL LA PAFILKA RENFORCE LES CAPACITES DE SES MEMBRES

Améliorer durablement la productivité et la compétitivité du lait local dans la région de Kaolack, c’est l’objectif de la Plateforme d’innovation multi acteurs de la filière lait de Kaolack (PAFILKA). Elle s’est engagée à former ses membres sur différentes techniques d’élevage. L’information est donnée vendredi dernier 18 mars à Kaolack par Mme Adama Sow Guèye, sa présidente.
 
Ils sont 829 producteurs, dont 49% de femmes et 24% de jeunes de moins de 30 ans, à avoir bénéficié d’une formation sur la technique de détection des chaleurs naturelles des vaches. Cette performance est révélée, vendredi passé 18 mars à Kaolack, par Mme Adama Sow Guèye, présidente de la Plateforme d’innovation multi acteurs de la filière lait de Kaolack (PAFILKA) qui s’est fixée pour principal objectif d’améliorer durablement la productivité et la compétitivité du lait local dans la région de Kaolack. Elle recevait l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) et le directeur exécutif du CORAF qui visitaient des bénéficiaires du projet AMPROLAIT. Les différents membres de la plateforme qui ont bénéficié de cette session de renforcement de capacités ont salué cette opportunité qui «contribue à améliorer leur productivité». «Nous sommes contentes d’avoir été formées en ces techniques d’innovation qui permettent d’améliorer notre productivité», a dit Mme R. Ba.

Hormis la technique de détection de la chaleur des vaches, enseignée par des vétérinaires de l’Ecole inter états des sciences et médecine vétérinaires, sous l’égide du professeur Sawadogo Germain, les membres de la PAFILKA ont aussi été formés en technique de fauchage de l’herbe pour l’alimentation du bétail. «Nous avons appris beaucoup de choses. Nous avons appris à faucher l’herbe et à le conserver. Les femmes ont aussi appris à traiter le lait pour en tirer divers produits à mettre sur le marché», nous apprend Moussa Sène.

Dans une autre mesure, la plateforme a plusieurs avantages, selon ses membres. Elle permet non seulement de mettre en relation tous les éleveurs et les producteurs qui en sont membres. Selon le témoignage d’un vieux Sérère, elle permet de combattre le vol du bétail. «Si je perds mon bétail, il me suffit juste d’alerter les membres du réseau qui vont faire la recherche en même temps que moi. Nous avons retrouvé des vaches perdues grâce à cette synergie», a-t-il laissé entendre.

Joaquin Gonzalez-Ducay, ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, a magnifié ce qu’il a appelé «un mariage heureux entre les chercheurs et les producteurs pour participer au développement de leur pays». Pour lui, «cela montre qu’il est bien possible de valoriser les ressources dont dispose le Sénégal». L’ambassadeur de l’UE estime également que c’est «un moyen de stabiliser les jeunes qui voyagent vers l’Europe au péril de leur vie».

Le projet du CORAF a pour objectif de résoudre l’hémorragie de devises évaluée à hauteur de 600 milliards F Cfa dans l’espace CEDEAO, mais aussi de corriger la sous-nutrition en lait de 7 à 37 kg par habitant, très largement en deçà de la norme de 75 kg par habitant défini par la FAO.

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Auteur: 
Chérif FAYE
Source: 
Sud Quotidien

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