Kaolack/ Taxe sur l’exportation de l’arachide Le COPEGA engage une stratégie de lutte pour la suppression pure et simple des 40 frs retenus

Le combat pour la suppression totale des 40 Frs de taxe imputés à l’exportation des graines d’arachide hors du territoire sénégalais continue de faire rage dans les milieux paysans, quelques semaines avant l’ouverture officielle de la campagne de commercialisation. Ainsi fortement mobilisés hier autour d’une assemblée générale de tirage de bilan, et définition de nouvelles orientations pour la prochaine campagne de commercialisation, les membres du collectif des producteurs exportateurs de graines d’arachide (Copega) ont encore une fois, tapé sur la table exigeant ainsi à l’Etat de faire purement et simplement table rase sur la taxe infligée aux exportateurs. Même s’ils ne sont pas pour un boycotte total de cette prochaine campagne de commercialisation agricole prévue d’être lancée le 1er Décembre prochain, ou un éventuel recours à la Gambie pour le transit de leurs graines destinées à l’étranger, les protégés du président Abib Thiam exigent une telle demande pour, disent-ils, être plus compétitif sur le marché étranger et local où leur absence favorise aujourd’hui un système de bradage inouï, difficile d’être contrôlé malgré les mesures palliatives prises par l’Etat ces dernières semaines. Malgré la décision de l’Etat d’accepter une réduction de 10 Frs sur les 40 Frs initialement fixés pour un kilogramme d’arachide exporté. Et qui ne sera effectif qu’au mois de Mars prochain et l’initiative que le gouvernement a prise en continuant toujours à maintenir les 40 Frs jusqu’en cette période de commercialisation, les exportateurs de graines insistent et persistent encore sur l’élimination de cette taxe ou à défaut procéder à une réduction susceptible de prendre en compte les réalités liées à l’exportation et celles existant aujourd’hui le cours mondial. Car comme le souligne leur président Abib Thiam, les exportateurs ne sont pas exempts de taxe, mais pensent que les 210 Frs fixés au producteur sont déjà maintenus.  Malgré un déséquilibre et une surproduction mondiale, ce prix là est  toujours irréfutable. Une chose que les membres du Copega apprécient d’ailleurs fortement, mais renoncent à renforcer en termes de prix d’achat, car aucun d’entre eux n’est encore prêt pour entrer en campagne selon la plupart des personnes intervenues lors de la rencontre.

Auteur: 
Abdoulaye Fall

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