Le concours d’entrée au Cesti décentralisé dans cinq régions

Cette année, outre Dakar, le concours d’entrée au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) se tiendra également dans quatre autres régions : Kaolack, Tambacounda, Ziguinchor et Saint-Louis.
 
La direction du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) a décidé de décentraliser le concours d’entrée cette année. Ainsi, les candidats n’auront plus besoin de se déplacer jusqu’à Dakar pour passer ce concours sélectif où, chaque année, un millier d’aspirants journalistes se présente. A cet effet, cinq pôles régionaux ou centres d’examen ont été identifiés. Il s’agit de Dakar, de Kaolack, de Tambacounda, de Ziguinchor et de Saint-Louis. Cela a été fait de telle sorte que les candidats des régions fassent le plus court déplacement possible. Donc, ceux de Thiès viendront à Dakar, ceux de Kaffrine, de Fatick, de Diourbel composeront à Kaolack, ceux de Kédougou et de Vélingara passeront le concours à Tambacounda, les candidats de Sédhiou et de Kolda se rendront à Ziguinchor et enfin pour ceux venant de Matam et de Louga ils feront le concours à Saint-Louis.
 
La directrice des Etudes du Cesti, Mme Sall Cousson Traoré, justifie la décision de décentraliser le concours par un souci de donner le maximum de chance aux candidats venant des régions souvent confrontés à des problèmes de déplacement et d’hébergement à Dakar. « C’est à la fois une forte demande et une volonté du Cesti d’aller dans les régions où nous avons de très bons candidats mais qui n’ont pas toujours les moyens de venir à Dakar pour passer le concours. Parfois des candidats étaient présélectionnés mais ne pouvaient pas revenir pour faire la phase d’admission finale. Nous avons étudié tous ces problèmes et avons donc décidé de décentraliser le concours », explique-t-elle.
 
Modalités pratiques de l’organisation du concours 
Pour une première expérience, le Cesti a tenu à ce que tout se passe bien. C’est ainsi que, assure Mme Sall, l’expérience de l’Office du Bac en matière d’organisation d’examens et concours a été sollicitée et les différentes Inspections d’académie mises à contribution. « Nous avons collecté toutes les informations utiles pour la bonne organisation du concours. Toutes les Inspections d’académie ont reçu le communiqué et les fiches individuelles. Nous avons convié les responsables des Centres académiques d’orientation scolaire et professionnelle (Caosp) à Dakar cette semaine, précisément le samedi 13 février, pour une journée de travail sur les modalités pratiques de l’organisation du concours », ajoute-t-elle.
 
Un millier de candidats, peu de sélectionnés 
De manière générale, ces modalités ne changent pas et le concours se tiendra dans les mêmes conditions que les années passées. La seule différence est que les candidats du niveau Bac et ceux du niveau de la Licence n’auront plus les mêmes questions dans l’épreuve « Questions d’actualité ». « C’est pour qu’il y ait plus d’équité dans la délibération », note la directrice des Etudes. Autre innovation, les candidats peuvent télécharger les fiches individuelles à partir des sites http://concourscesti.blogspot.sn/ ou https://www.facebook.com/cestidakar/ ou auprès des responsables des Caosp dans les régions.  Malgré le caractère sélectif du concours, il attire chaque année beaucoup de candidats et, au final, peu de prétendants sont sélectionnés. Avec cette décentralisation, peut-on s’attendre à ce que le nombre de candidats retenus soit revu à la hausse ? Ce n’est pas si sûr si l’on se fie aux propos de Mme Sall.
 
« La formation au journalisme ne peut pas se faire au rabais et puis nous avons des studios qui ne peuvent contenir qu’un nombre déterminé d’étudiants. Pour donner une bonne formation aux étudiants, il faut garder un effectif raisonnable », dit-elle. Et la directrice des Etudes du Cesti de renchérir : « Même si nous souhaitons permettre au maximum de Sénégalais d’être formés au journalisme, il faudrait que les moyens suivent Peut- être qu’avec l’acquisition d’autres locaux, à travers la construction en cours d’un nouveau bâtiment, nous pourrons élargir la formation. Mais, pour le moment, nous allons cibler l’excellence comme nous l’avons toujours fait, c’est-à-dire prendre les meilleurs candidats, leur donner une excellente formation dans les conditions les meilleures. Cette année, en deuxième année, nous avons des étudiants titulaires de Masters de certaines facultés et dont l’inscription en Thèse est en bonne instance. C’est dans le souci d’avoir des produits de qualité ». En ce qui concerne la formation payante, le Cesti, établissement public de l’université, ne compte pas s’y lancer pour le moment, d’après Mme Sall. Et pour cause : « Nous ne souhaitons pas privatiser notre école. Nous sommes une école de renommée, nous ne courons pas derrière l’argent. Notre objectif c’est de former des journalistes qui sortent du lot », a-t-elle insisté.
 
Elhadji Ibrahima THIAM
Source: 
Le Soleil

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