Les Sénégalais consomment 0,24 kg de riz/jour/tête (Etude)

 La consommation journalière des Sénégalais en riz est de 0,24 kg/tête, renseigne l’étude sur la consommation des céréales de base au Sénégal de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar).
« Les Sénégalais consomment en moyenne 0,24 kg/tête/jour et cette moyenne est la même aussi bien en milieu urbain qu’en zones rurales », souligne l’étude réalisée dans le cadre du projet de « Naatal Mbay » (croissance économique) de l’Usaid et dont APA a obtenu une copie.
Elle a porté sur la consommation en riz, en mil, en maïs et en sorgho de 3066 ménages établis dans 23 communes rurales (1061 ménages) et 17 villes (2005 ménages).
« Pour la consommation en riz, les différences inter et intra zones mêmes si elles existent sont très faibles. La moyenne la plus faible est de 0,19 kg/tête/jour dans les zones rurales de Touba/Thiès et la plus élevée est de 0,32 kg/tête/jour au niveau de la zone des Niayes. En passant à l’échelle d’une semaine la consommation moyenne de riz d’un sénégalais s’estime à 1,47 kg/tête/semaine et cette moyenne est similaire pour les milieux urbains et ruraux », détaille l’étude.
Elle souligne que les différences inter et intra zones mêmes si elles existent, sont également faibles avec la plus faible moyenne de 1,05 kg/tête/semaine enregistrée dans les zones rurales de Kolda et la moyenne la plus élevée de 1,91 kg/tête/semaine répertoriée dans les zones rurales de Ziguinchor.
Toutefois, il est noté des différences intra et inter zones relativement importantes d’une zone agro-géographique à l’autre pour les trois types de repas surtout en ce qui concerne le petit déjeuner et le diner.
Il faut noter qu’au niveau de certaines villes, la consommation du riz au petit déjeuner est quasi nulle. C’est notamment le cas à Thiès, Saint-Louis et Louga. En zones rurales, la consommation de riz au petit déjeuner est également nettement plus élevée dans les milieux  37 ruraux de la Casamance.
Les zones rurales de Saint-Louis, notamment le Delta (38%) et des Niayes (28%) se démarquent également.
Au diner, les zones urbaines et rurales de la Casamance enregistrent aussi les pourcentages les plus élevés pour les ménages ayant consommé du riz. Au niveau des autres zones urbaines, Kaolack, Guédiawaye, Pikine et Touba se distinguent avec des pourcentages de ménages supérieurs ou égaux à 45%.
Les villes où les pourcentages ayant consommé le riz au diner sont relativement faibles sont Kaffrine (22%) et Dakar (23%). Ces niveaux de pourcentage pour ces deux villes s’expliquent par la disponibilité d’une autre céréale de substitution plus préférée pour le diner notamment le mil pour Kaffrine et par l’existence de moyens de diversification de l’alimentation au diner notamment pour Dakar.
En milieu rural, en plus de la Casamance, les zones rurales de Saint-Louis notamment le Delta (79%) et celles des Niayes (85%) se distinguent.
« En résumé, on peut dire que les zones urbaines et rurales ont en commun un niveau élevé de consommation de riz au déjeuner. Au petit-déjeuner, les ménages des milieux ruraux sont plus consommateurs de riz que ceux des milieux urbains. Pour le diner, les ménages des villes sont globalement plus consommateurs de riz que les ménages en milieu ruraux », conclut l’étude sur la consommation des céréales de base au Sénégal.

TE/APA

Source: 
APANEWS

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