Kaolack/ Refus de certains transporteurs de se soumettre aux mesures de circulation. Les comités de gestion des épidémies renforcent les dispositifs de contrôle des entrées et sorties

Au-delà des mesures directes aux principes épidémiologiques prises dans la lutte contre la progression du virus de transmission du coronavirus, la rationalisation et le contrôle stricte de la circulation, pour les autorités de Kaolack, constituent l’une des préoccupations les plus en vue afin qu’ils ne soient pas un facteur de transmission communautaire. Manque de civisme ou simple ignorance, en tout cas dans la majeure partie des comités régionaux de gestion des épidémies du centre, les autorités ont pris la ferme décision de renforcer les dispositifs d’agents de contrôle partout au niveau des points d’entrée ou de sortie de leurs villes. Outre les nombreuses patrouilles effectuées par la gendarmerie nationale dans les périmètres ruraux et qui ont été commanditées pour le même besoin, les autorités décident aussi de saisir tout véhicule de transport investi dans un tel acte récalcitrant et infliger des peines de prison sévères à tout chauffeur ou transporteur surpris en flagrant délit dans ce genre d’activité illicite.  Malgré la pléthore d’autorisations de sortie distribuées ça et là par les administrations de région avant le dernier décret du ministère de l’intérieur mettant un terme à la circulation de ces papiers justificatifs, les déplacements des citoyens de ville en ville ou interrégionaux, depuis quelques jours, semblent prendre le dessus des interventions effectuées par les comités régionaux de gestion des épidémies du centre du pays. Le prétexte est que bon nombre de transporteurs et chauffeurs ne veulent guère se soumettre aux exigences de la république. Autrement dit poursuivre leurs activités de routine c’est-à-dire le transport illégitime de voyageurs de région en région en empruntant d’autres voies autres que celles régulièrement fréquentées. Et ce, à des prix fortement rehaussés établis entre 30 et 40.000 Frs en fonction de la distance. Malgré la fermeture des gares routières décrétée quelques semaines avant, ce phénomène persiste de plus en plus. Une situation qui visiblement inquiète autant les comités régionaux de gestion des épidémies que les organes de sécurité chargés du respect scrupuleux des mesures prises dans le sens de lutter contre la pandémie du coronavirus et sauver le maximum de vies au Sénégal.

Auteur: 
Abdoulaye FALL

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